Charles Pierre Baudelaire est un poète français, né à Paris le 9 avril 1821 et mort le 31 août 1867 à Paris. Il est l'un des poètes les plus célèbres du xixe siècle : en incluant la modernité comme motif poétique, il a rompu avec l'esthétique classique.
Aujourd'hui reconnu comme un écrivain majeur de l'histoire de la poésie mondiale, Baudelaire est devenu un classique. Barbey d'Aurevilly a vu en lui « un Dante d'une époque déchue »1.
Au travers de son œuvre, Baudelaire opère une transformation radicale de l'esthétique dominante, en proclamant vouloir libérer l'esthétique de toute considération morale ou éthique. Comme le postule si bien le titre de son recueil Les Fleurs du mal, il a renouvelé en profondeur les motifs poétiques. Dans ses poèmes il a tenté de tisser et de démontrer les liens entre le mal et la beauté, le bonheur et l'idéal inaccessible (À une passante), la violence et la volupté (Une martyre), entre le poète et son lecteur (« Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère »), entre les artistes à travers les âges (Les Phares2). En parallèle de poèmes graves (Semper Eadem) ou scandaleux pour l'époque (Delphine et Hippolyte), il a exprimé la mélancolie (Mœsta et errabunda) et l'envie d'ailleurs (L'Invitation au voyage). Il a aussi extrait la beauté de l'horreur (Une charogne).
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Rejetant le réalisme et le positivisme dont il est contemporain, Baudelaire sublime la sensibilité et cherche à atteindre la vérité essentielle, la vérité humaine de l'univers, ce qui le rapproche en termes philosophiques du platonisme. Il écrit ainsi en introduction à trois de ces poèmes dans le Salon de 1846 : « La première affaire d'un artiste est de substituer l'homme à la nature et de protester contre elle. Cette protestation ne se fait pas de parti pris, froidement, comme un code ou une rhétorique, elle est emportée et naïve, comme le vice, comme la passion, comme l'appétit. » Et il ajoute dans le Salon de 1859 : « L'artiste, le vrai artiste, le vrai poète, ne doit peindre que selon ce qu'il voit et ce qu'il sent. Il doit être réellement fidèle à sa propre nature. ». Baudelaire énonce ainsi la découverte fondamentale de la sensibilité moderne : « Le beau est toujours bizarre. Je ne veux pas dire qu'il soit volontairement, froidement bizarre, car dans ce cas il serait un monstre sorti des rails de la vie. Je dis qu'il contient toujours un peu de bizarrerie, de bizarrerie non voulue, inconsciente, et que c'est cette bizarrerie qui le fait être particulièrement le Beau. »
OUVRAGES DE REFERENCES :
- Salon de 1845 (1845)
- Salon de 1846 (1846), illustré par Raymond Pelez
- La Fanfarlo (1847), nouvelle
- Du vin et du haschisch (1851)
- Fusées (1851), journal intime
- L'Art romantique (1852)
- Morale du joujou (1853, réécrit en 1869)
- Exposition universelle (1855)
- Les Fleurs du mal (1857)
- Le Poème du haschisch (1858)
- Salon de 1859 (1859)
- Les Paradis artificiels (1860)
- La Chevelure (1861)
- Réflexions sur quelques-uns de mes contemporains (1861)
- Richard Wagner et Tannhäuser à Paris (1861)
- Petits poèmes en prose ou Le Spleen de Paris (1869), poème en prose (posthume)
- Le Peintre de la vie moderne (1863)
- L'œuvre et la vie d'Eugène Delacroix (1863)
- Mon cœur mis à nu (1864), journal intime
- Curiosités esthétiques (1868)
- Lettres
- L'Art romantique (1869)
- Journaux intimes (1851-1862)
Baudelaire fut également parmi les premiers traducteurs en français d'Edgar Allan Poe (qu'il réunit dans plusieurs recueils, notamment les Histoires extraordinaires), qu'il contribua à faire connaître.
(sources : Wikipédia)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]J'ai ce recueil de poèmes et je ne me lasse pas de les relire.Baudelaire est mon poète préféré.Pas mal de gothiques l'admirent également.